Un métier : Médecin
Les missions de base sont la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies et des handicaps, ainsi que le soulagement des souffrances. Il peut mettre en œuvre l'ensemble des actes nécessaires à ces missions dans les limites de sa compétence. Son rôle est donc le maintien et la restauration de la santé au plan physique mais aussi psychologique, en collaboration avec les autres professions médicales et les professions paramédicales. Le médecin joue un rôle essentiel auprès des malades et de leurs familles, thérapeute, mais aussi confident. Il agit dans le respect du secret professionnel, de la vie humaine et de la dignité de la personne, conformément à un code de déontologie.
Les activités très diverses qu'un médecin peut développer donnent à cette profession des facettes d'exercice variées : certains sont essentiellement tournés vers les soins , généralistes ou spécialistes ; d'autres vers la prévention , auprès des enfants ou des travailleurs par exemple. Les médecins, par les connaissances qu'ils ont acquises dans les sciences du vivant, peuvent développer des activités de recherche médicale à l'hôpital, dans les grands organismes de recherche, à l'université ou dans l'industrie. Ils peuvent participer à la conception et à la mise en œuvre de programmes de santé publique . Enfin, les médecins peuvent développer des actions d' enseignement dans les programmes de formation des professions médicales et paramédicales.
Aptitudes
La profession médicale est un métier passionnant, aux lourdes responsabilités, demandant un profond investissement humain et un grand dévouement aux autres. Une actualisation permanente des connaissances est nécessaire devant l'évolution rapide des données de la science et des thérapeutiques. C'est aussi un métier astreignant, aux horaires non comptés avec des gardes nocturnes. Il demande, outre une bonne résistance physique, un bon équilibre psychologique, devant les décisions graves à prendre dans l'exercice de la profession.
Exercice professionnel
La plupart des diplôme obtenus à la fin du 3ème cycle des études médicales permettent l'exercice de la profession dans l'Union européenne.
Lieu d'exercice
- Hôpital
- Centre hospitalo-universitaire
- Cabinet ou établissement de soins privé
- Collectivités territoriales, Etat et organismes publics
- Associations diverses
- Organismes de recherche
- Entreprises
Carrière
Il existe plusieurs types de carrières de médecin.
Tout d'abord, l'exercice salarié à l'hôpital à temps plein ou à temps partiel, pouvant relever de différents statuts : il s'agit principalement de médecins ayant le titre de praticiens hospitaliers (environ 35 000) admis sur concours dont le traitement brut annuel va de 46 000 euros au 1er échelon à 83 000 euros au dernier échelon pour un temps plein. Leurs activités sont tournées vers le soin, en médecine interne ou dans les diverses spécialités médicales (pédiatrie, cardiologie, chirurgie, anesthésie réanimation...). Certains praticiens hospitalo-universitaires dans les CHU (centres hospitalo-universitaires) partagent leurs activités entre le soin, l'enseignement et la recherche.
De nombreux médecins ont choisi le secteur libéral (cabinet ou établissement de soins privé) en médecine générale ou dans une spécialité ; ils sont rémunérés à l'acte. Certains médecins libéraux peuvent avoir une activité mixte à l'hôpital (mi-temps ou vacations), en tant que praticiens hospitaliers à temps partiel ou d'attaché.
Enfin, les médecins peuvent être salariés de nombreuses structures : collectivités territoriales (par exemple, médecins de protection maternelle et infantile), Etat et organismes publics (médecins fonctionnaires, médecins conseils des caisses d'assurance maladie), associations diverses (éducation pour la santé, lutte contre le cancer...), organismes de recherche comme l'INSERM, ou entreprises (médecins du travail, industrie pharmaceutique...).
La Formation
Les études médicales sont dispensées dans les unités de formation et de recherche de médecine. Elles se décomposent en trois cycles : le premier cycle d'une durée de deux ans, le deuxième cycle d'une durée de quatre ans et le troisième cycle, dont la durée varie entre trois ans (pour la formation des généralistes) et quatre ou cinq ans (pour la formation des spécialistes).
Divers
Les médecins doivent être inscrits, quel que soit leur mode d'exercice, au Conseil National de l'Ordre des Médecins.
Renseignements complémentaires :
Ordre national des médecins
180 boulevard Haussmann
75389 PARIS CEDEX 08
www.conseil-national.medecin.fr
Une formation : Médecin
Études préparant au diplôme
Les candidats doivent être titulaires d'un baccalauréat, ou d'un diplôme d'accès aux études universitaires, ou d'un titre admis en dispense du baccalauréat.
Attention : théoriquement, la formation est ouverte à tous les bacheliers. Cependant, on remarque que 95 % des étudiants qui réussissent le concours de fin de première année sont titulaires d'un baccalauréat scientifique.
Tout étudiant d'un établissement préparant à l'exercice des professions médicales, qui est soumis à l'obligation d'effectuer une part de ses études dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention ou de soins doit remplir les obligations vaccinales en vigueur contre la tuberculose, l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.
La Formation
Les études médicales sont dispensées dans les unités de formation et de recherche de médecine. Elles se décomposent en trois cycles : le premier cycle d'une durée de deux ans, le deuxième cycle d'une durée de quatre ans et le troisième cycle, dont la durée varie entre trois ans (pour la formation des généralistes) et quatre ou cinq ans (pour la formation des spécialistes).
Le premier cycle et la première année du deuxième cycle
La première année (PCEM1) est commune aux études médicales, odontologiques et de sage-femme. Elle peut l'être également avec certaines formations paramédicales. Elle se compose d'enseignements théoriques, organisés en six modules de 60 à 90 heures (qui comprennent notamment des modules de physique, de biophysique, de chimie et de biochimie, de biologie moléculaire et cellulaire, et un module de sciences humaines et sociales) ; d'enseignements dirigés et pratiques, qui doivent représenter au moins 30 % des enseignements et pour lesquels l'assiduité des étudiants est obligatoire.
A l'issue de la première année, des épreuves de classement sont organisées en vue d'admettre en deuxième année un nombre limité d'étudiants, déterminé réglementairement chaque année : c'est le numerus clausus. En 2000, sur les 26 328 étudiants qui ont passé le concours de PCEM1, 3931 ont été admis en deuxième année de médecine et 800 ont en deuxième année d'odontologie.
Les épreuves du concours sont des questionnaires à choix multiple (QCM) et les épreuves portant sur le module de sciences humaines et sociales sont de caractère rédactionnel. Ces épreuves de sciences humaines et sociales comptent pour 20 % des coefficients aux épreuves d'admission en deuxième année. Les inscriptions en première année d'études médicales sont limitées à deux.
La deuxième année du premier cycle est à associer avec la première année du second cycle.
Elle comprend des enseignements théoriques, mais aussi 300 heures de travaux pratiques et 400 heures de stage à l'hôpital. Les enseignements portent sur les mêmes disciplines et abordent notamment la sémiologie clinique, la biologique, et les techniques d'imagerie médicale (au moins 120 heures), mais aussi des enseignements non médicaux complémentaires tels que les langues étrangères (120 heures), l'informatique ou le droit.
La deuxième partie du deuxième cycle
La première année est la continuation du premier cycle. Puis, l'étudiant entre dans la deuxième partie du deuxième cycle, qui dure trois années (DCEM 2,3,4). Ces années sont consacrées à l'enseignement des processus pathologiques, de leur thérapeutique et de leur prévention, ainsi qu'à l'enseignement des systèmes de santé, de l'évaluation des pratiques de soins, de la déontologie et de la responsabilité médicale.
Les enseignements théoriques comprennent des matières obligatoires (telles que la cardiologie, la cancérologie, la dermatologie, la toxicologie, ou la médecine d'urgence), des enseignements optionnels interdisciplinaires, des thèmes d'enseignement jugés prioritaires parmi lesquels figurent la médecine générale ou la gérontologie, qui sont organisés sous forme de séminaire. La validation des enseignements théoriques comporte un examen écrit et une interrogation orale. Le certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT), organisé et délivré au cours de la dernière année du deuxième cycle, fait l'objet d'une évaluation indépendante. Il comprend des épreuves théoriques et une épreuve d'examen clinique comptant pour au moins 20% de la note totale.
La formation clinique comporte :
- un stage chez un médecin généraliste
- une participation à l'activité hospitalière, d'une durée totale de 36 mois et 36 gardes.
Au cours de ces stages, les étudiants doivent préparer au moins trois exposés en rapport avec les pathologies rencontrées dans les services où ils sont affectés. La note de stage tient compte de l'assiduité, du degré d'acquisition d'un certain nombre de gestes pratiques et des points obtenus lors d'une épreuve de mise en situation.
A partir de 2004, les étudiants qui remplissent ces conditions se verront délivrer un diplôme de fin de deuxième cycle, qui devrait permettre à son titulaire de se réorienter, le cas échéant, et d'accéder directement à un niveau DEA ou DESS.
Le troisième cycle
A l'issue du deuxième cycle, deux solutions s'offrent actuellement aux étudiants, selon qu'ils souhaitent exercer la médecine générale ou en tant que spécialiste.
La formation des généralistes se nomme le résidanat. La durée de la formation est de trois ans.
L'enseignement théorique porte notamment sur la médecine générale et son champs d'application, les gestes et techniques, les stratégies diagnostiques et thérapeutiques et les conditions de l'exercice professionnel.
La formation pratique comprend :
- Des fonctions hospitalières pendant au moins 5 semestres, dans des services agréés pour la médecine générale (un en médecine d'adulte, un en gynécologie et pédiatrie, un en médecine d'urgence, deux laissés au choix de l'étudiant).
- Un semestre dans un cabinet de médecine générale.
Niveau d'étude
BAC ou équivalent
Diplômes obtenus à l'issue de cette formation
Le Diplôme d'Etat de docteur en médecine est délivré aux candidats ayant soutenu avec succès une thèse devant un jury présidé par un professeur de médecine. Ce diplôme n'ouvre droit à l'exercice de la médecine générale en France qu'après l'obtention de la qualification en médecine générale.
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